
A FRANCE n'a jamais été aussi studieuse. Après les universités d'été du tourisme rural et de la mode, après celles de la Fédération française d'athlétisme et de la Société Saint Vincent de Paul, voici l'université d'été du multimédia ludo-éducatif...
Même les partis politiques les plus fantomatiques dispensent cette formation estivale. Le MPF de Philippe de Villiers enseigne à Paris, le MRC de Jean-Pierre Chevènement à Belfort et le MNR de Bruno Mégret à Ferrières, en Seine-et-Marne. Il leur manque cependant l'outil pédagogique essentiel : la presse et les caméras.
Dans les grandes villes universitaires, La Rochelle (PS) ou Royan (UMP), ce sont les médias qui décernent les notes. L'université d'été est un Salon du livre où les professeurs dédicacent leurs ouvrages. C'est un festival, avec son in et son off, une foire d'empoigne à fleurets mouchetés. On est là pour étudier les mouvements du voisin, instruire des procès, et surtout apprendre à se faire voir. Une petite phrase bien acérée vaut dix cours magistraux. A la fin de l'été, rien de mieux qu'une sortie pour assurer sa rentrée.
Robert Solé