Par Corinne Scemama, mis à jour le 04/09/2008 - publié le 04/09/2008
Les arrondissements du sud de la capitale, refuge des familles de cadres, connaissent aujourd'hui un net ralentissement. Et le rattrapage des prix au mètre carré de ces quartiers en renouveau (6000-8000 euros) est bel et bien terminé.
Le XIIIe, autrefois très abordable, a vu ses tarifs grimper sous l'influence des derniers équipements - la BNF ou Météor - et de l'installation d'acheteurs venus du centre de Paris. Mais, avec des prix oscillant entre 5500 et 7500 euros, le quartier est devenu cher pour les primo-accédants et les classes moyennes. C'est pourquoi, aujourd'hui, "le marché est attentiste et les négociations vont bon train", affirme Richard Mellul, de l'agence Lutèce Immobilier, citant le cas d'un 80-m2, situé dans une résidence de standing - avec piscine - de l'avenue d'Italie, dont le prix est passé de 578 000 à 545 000 euros. "Il y a un an, il se serait vendu plus vite et plus cher", assure-t-il. Et, si la Butte-aux-Cailles reste recherchée - une maison de 200 m2 à refaire y a été vendue 1,1 million d'euros - et le secteur Chevaleret a bien évolué, le quartier chinois souffre davantage, surtout lorsque les appartements à vendre cumulent les inconvénients ou qu'ils se situent dans les tours - 5000 euros le mètre carré.
Dans le XIVe, le tramway n'a pas tenu ses promesses
Plus coté, le XIVe dispose d'adresses prestigieuses, qui font grimper ses prix jusqu'à 10 000 euros le mètre carré près de Montparnasse, où un 85-m2 dans un immeuble récent s'est vendu 9800 euros le mètre carré. Mais la moyenne des transactions s'établit plutôt entre 6500 et 8000 euros. D'autant que la clientèle familiale n'est plus prête à surpayer. "Les appartements trop chers ne sont plus visités. A plus de 600 000 euros, cela devient difficile", affirme Christine Fumagalli, de l'agence Orpi Alésia Didot. Pernety et Plaisance ont rattrapé le reste de l'arrondissement (6500-7500 euros le m2) mais arrêtent de progresser, tandis qu'Alésia reste une valeur sûre, parfois meilleur marché. Un 52-m2 à rénover vient d'y être cédé pour 327 000 euros.
En revanche, regrette Christine Fumagalli, le tramway n'a pas tenu ses promesses. Le boulevard Brune ne décolle pas, autour de 6000 à 6500 euros le mètre carré: un 29-m2 y a été vendu 182 000 euros.
Le plus bourgeois des arrondissements du sud de la capitale, le XVe, a terminé sa course vers les sommets. "A 8000 euros le mètre carré, les transactions deviennent difficiles", affirme Philippe Raynaud, de l'agence Quai Ouest.
Dans le XVe, des situations très contrastées
Aujourd'hui, seuls les appartements à prix raisonnables partent vite, comme ce 50-m2, situé au dernier étage d'un immeuble des années 1960 de la rue Mathurin-Régnier et doté d'une petite terrasse de 7 m2, cédé pour 320 000 euros. Mais les micromarchés du XVe ne sont pas égaux face au ralentissement: si le quartier Georges-Brassens plafonne à 5500- 6000 euros le mètre carré, les rues proches du VIIe arrondissement continuent de provoquer les surenchères, comme dans le cas de ce 100-m2 d'un immeuble 1960 jouissant d'une vue sur la tour Eiffel, acquis pour 858 000 euros, après une véritable foire d'empoigne...
Les deux écrivains auraient touché près de 150 000 pour Ennemis publics. (...)
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