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Crédit Photo : sxc.hu

Glaxo dans le viseur de la justice américaine

  • Jake Garrison, qui s'était suicidé en 2002 alors qu'il était sous Paxil, a-t-il été victime des effets secondaires du médicament ? Sa famille poursuit le laboratoire en justice.

  • Elle a reçu l'aval d'un juge fédéral pour porter l'affaire devant une cour civile. Qui devra répondre à la question suivante : le laboratoire Glaxo connaissait-il les risques ?

- le 07/09/2008 - 16h19

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Antidépresseurs - Glaxo dans le viseur de la justice américaine

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Un juge fédéral de Pennsylvanie a autorisé une famille américaine à poursuivre en justice le laboratoire pharmaceutique britannique GlaxoSmithKline après le suicide, en 2002, de leur fils de 16 ans sous traitement au Paxil, un antidépresseur controversé. Les parents de Jake Garrison estiment que leur fils avait subi les effets secondaires de ce médicament censé traiter son manque d'estime de lui-même. Et ils pensent que le laboratoire était au courant des risques de cet antidépresseur.

Des soupçons pesaient depuis longtemps sur ce médicament, mais sans preuve scientifique. Soupçons suffisamment sérieux cependant pour qu'en 2003, la Food and drug administration, l'agence fédérale américaine compétente en matière d'autorisation de médicaments, décide de publier un communiqué dans lequel elle recommandait que "le Paxil ne soit pas utilisé pour traiter des enfants et des adolescents". La FDA arguant à l'époque qu'il n'y avait "pas actuellement de preuves que le Paxil soit efficace sur les enfants et les adolescents".

Empoignade autour des notices du Paxil

En mai 2006, nouvelle mise en garde, plus grave celle-là : le laboratoire britannique et la FDA avertissaient la profession médicale dans une lettre des risques présentés par le Paxil, avec une plus grande fréquence des suicides chez les jeunes de 18 à 30 ans. Une mise en garde très sévère avait du coup été ajoutée dans la notice. Mais l'étude à partir de laquelle cet avertissement était apparu ne portait pas sur les effets secondaires de l'antidépresseur chez les adolescents.

Toute la question est de savoir si le laboratoire pharmaceutique disposait d'informations qui permettaient d'établir la possible nocivité de son médicament, informations qui n'auraient pas été connues des autorités compétentes en 2002. Les avocats du laboratoire pharmaceutique ont déjà argumenté que, sans demande expresse de la FDA, l'agence américaine de réglementation des produits pharmaceutiques et alimentaires, ils n'étaient pas tenus d'apposer un avertissement sur un médicament. Mais dans sa décision, qui permet de renvoyer l'affaire devant une cour civile où la décision finale appartient à un jury populaire, le juge Ronald Buckwalter a souligné que "les fabricants de médicaments détiennent la meilleure information à propos de la sécurité des produits qu'ils fabriquent et donc, en respectant la réglementation, ils ont la possibilité de modifier une notice de médicament avant l'évaluation et la validation de la FDA".

D'après agence

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