Trouver un modèle de canapé, de table ou d'armoire sur Internet tient du parcours du combattant. Et pour cause : très graphiques, les sites des spécialistes de la déco sont mal répertoriés sur Google. D'où l'idée du groupe Lagardère de lancer dekio.fr, un moteur de recherche dédié à la déco.
Depuis le rachat en avril des Éditions Messin (Art & Décoration, Maison & Travaux), Lagardère, déjà éditeur du magazine Elle Déco, est devenu le leader français de la presse déco. Une position qu'il entend dupliquer sur le Web.
Développé par la société Exalead, Dekio effectue ses recherches parmi 2 000 sites sélectionnés, depuis les plus grandes marques d'ameublement jusqu'aux petits artisans. «Le projet n'a coûté que quelques centaines de milliers d'euros, indique Frédéric Bartoli, directeur général adjoint à la direction numérique. Le coût d'acquisition de trafic sera faible, car nous allons utiliser les autres médias du groupe. L'équilibre sera atteint dès 2009.» Côté recettes, tout viendra de la pub. «Le moteur est neutre. Pas question que tel ou tel site nous rémunère pour être mis en avant. Le projet est né de la demande des annonceurs et notre modèle repose sur la pub», indique Julien Billot, directeur numérique de Lagardère Active. Le groupe, qui vise un million de visiteurs uniques fin 2009, entend s'arroger une bonne part des investissements publicitaires déco sur Internet. Ceux-ci sont en forte hausse : de 3 millions d'euros en 2003, ils sont passés à 6 millions l'an dernier, et atteindront 10 à 11 millions cette année, selon les données brutes Secodip.
Dekio, qui sera très vite décliné à l'étranger, aura valeur de test. Lagardère pourrait développer d'autres moteurs dédiés. Dans le domaine de la mode ou des célébrités par exemple.
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