
Le chèque transport a-t-il vécu ? Le gouvernement envisagerait en effet de le remplacer par une nouvelle «contribution transport» qui s'élèverait à 200 euros par an et par salarié, rapporte le «Journal du Dimanche».
Selon l'hebdomadaire dominical, Matignon s'apprête donc à rendre un «arbitrage extrêmement subtil» dans les prochains jours en remplaçant le chèque transport institué par le gouvernement Villepin, «dont le bilan n'est guère concluant», par ce nouveau dispositif.
Cette «contribution transport» versée aux salariés pourrait prendre deux formes différentes. Tout d'abord, la première aide se ferait sous la forme du versement déjà en vigueur en Ile-de-France (soit le remboursement de 50% de la carte orange par les entreprises) et qui serait donc étendu à tout le territoire, lorsqu'il existe des modes de transport en commun. Les entreprises seraient donc ainsi tenues de rembourser une part des abonnements payés par leurs salariés qui prennent bus, train ou métro. Ce versement serait exonéré de charges sociales. , Le gouvernement souhaite encourager ces modes de transport précise le JDD.
Une autre aide concerne les salariés obligés d'utiliser leur véhicule. Les entreprises pourront verser une somme de 200 euros par an, exonérée de charges sociales et fiscales. Mais cette revendication des syndicats serait appliquée par les entreprises sur la base du volontariat et «le Medef ne devrait plus s'y opposer», ajoute le JDD.
«C'est une proposition à moitié valable», a réagi Jean-Claude Mailly, le secrétaire général de Force Ouvrière. «Sur le transport collectif, c'est ce que nous demandions, que l'employeur soit tenu de payer la moitié du coût du transport collectif, comme ça existe en Ile-de-France et dans d'autres régions»», a-t-il dit.
Mais «là où ça ne va pas, mais je ne pense pas que ça soit définitif, je l'espère en tout cas, c'est sur la partie transport individuel», a-t-il ajouté, estimant que «200 euros c'est un peu court, il faut que ce soit plus élevé». Il a regretté aussi le caractère «facultatif» de la proposition. «C'est l'employeur qui déciderait selon son bon vouloir s'il accorde ou pas cette prime», a-t-il dénoncé.
«Nous demandons une prime à caractère obligatoire», a précisé Jean-Claude Mailly, car «il y a beaucoup de salariés aujourd'hui qui ne peuvent pas faire autrement que de prendre leur véhicule pour aller travailler, parce que le transport collectif n'existe pas, ou qu'ils travaillent en horaire décalé», a-t-il expliqué.
L'entourage du premier ministre François Fillon a souligné de son côté samedi soir qu'«aucun arbitrage n'a été rendu sur ce sujet», le gouvernement attendant que les partenaires sociaux lui fassent des propositions d'ici au 15 septembre.
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