

Crédit Photo : TF1/LCI
Hervé Morin lors du congrès fondateur du Nouveau Centre (17 mai 2008)
- le 06/09/2008 - 20h58

"Il nous faut aussi bien travailler avec les réformateurs de l'UMP, qu'avec le parti radical de Jean-Louis Borloo, Jean-Marie Bockel ou les anciens centristes réunis autour de Pierre Méhaignerie". Le mot d'ordre est donc au dialogue pour le Nouveau centre, afin de récupérer toutes les forces centristes. Son président, le ministre de la Défense Hervé Morin, l'a bien souligné samedi lors de la première université d'été de la formation à La Londe des Maures, dans le Var. L'objectif électoral le plus proche, à l'occasion des sénatoriales, est d'atteindre le seuil de constitution d'un groupe au Sénat, soit quinze sénateurs. Et tout à sa volonté de rassembler le centre, Hervé Morin a défendu l'idée de discuter également avec les Réformateurs d'Hervé Novelli, "tous d'anciens membres de l'UDF : du CDS pour Yves Bur, du Parti républicain pour Hervé Novelli, de l'UDF adhérents directs pour Louis Giscard d'Estaing".
Mais cette main tendue en a fait tiquer certains. Comme le député-maire de Drancy Jean-Christophe Lagarde, hostile à un rapprochement avec les libéraux de l'UMP. "On n'a pas vocation à habiter dans la même maison", a estimé l'élu de Seine-Saint-Denis, qui déplore que "la majorité ait été tirée parfois par sa fraction la plus libérale" depuis l'élection de Nicolas Sarkozy, au détriment selon lui de "l'équité" des réformes.
Le RSA, pomme de discorde
Autre divergence palpable entre centristes : le financement du RSA, à trois semaines du débat à l'Assemblée. "A titre personnel", le trésorier du parti, Charles de Courson, l'un des ténors de la commission des Finances de l'Assemblée, est contre l'instauration d'une nouvelle taxe de 1,1% sur le patrimoine pour financer le RSA.
Pour sa part, Hervé Morin ne souhaite pas que cette taxe entraîne une modification du bouclier fiscal, qui plafonne les impôts directs à 50% du revenu des contribuables les plus riches. "Des solutions alternatives méritent d'être étudiée", a-t-il dit, citant le plafonnement des niches fiscales ou des exonérations des charges sociales liées aux 35 heures.
Troisième option, défendue par Jean-Christophe Lagarde et d'autres députés : intégrer la taxe RSA dans le bouclier fiscal, c'est-à-dire relever le plafonnement des impôts directs de 50 à 51,1% des revenus.
D'après agence
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