

Crédit Photo : LCI
Marie George Buffet lors de sa déclaration officielle le 22 avril
- le 06/09/2008 - 21h03

Le Conseil national du Parti communiste a adopté samedi à une nette majorité (88 voix pour, 7 contre et 29 abstentions) un texte qui prône notamment "de profondes transformations" du PCF, en vue du 34e congrès du parti qui se tiendra du 11 au 13 décembre à la Défense. Un projet qui "rassemble largement le conseil national" et "permet d'ouvrir la discussion du congrès dans les trois mois qui viennent", comme l'a souligné lors d'un point de presse Pierre Laurent, membre de la direction.
C'est après son résultat calamiteux de sa candidate à la présidentielle de 2007 (1,93%) que le PCF avait décidé de la tenue d'un congrès fin 2008, afin de conduire un débat "sans tabou" sur les transformations nécessaires en vue de sortir le parti de l'ornière. "Pour répondre aux défis de changement qui s'imposent à nous, nous faisons un choix : engager de profondes transformations de notre parti", souligne le texte, selon lequel "la voie de transformations du PCF" apparaît "plus féconde que celle de la recherche de la constitution d'un autre parti aux contours incertains".
La stratégie du parti en question
Il s'agit d'un "texte offensif", avec "l'ambition de transformer le parti" à la fois "en termes d'image et de contenu", souligne Pierre Laurent. L'accent est mis sur l'actualisation du projet qui doit être "ancré dans les enjeux contemporains", la participation aux luttes et la "riposte" à la politique de Nicolas Sarkozy. L'objectif est notamment d'ouvrir le PCF à "des hommes et des femmes de gauche". En revanche, si "le nom du parti peut être discuté", actuellement, "quasiment personne" - même parmi les sensibilités minoritaires - "ne propose l'abandon de la référence au communisme".
Côté stratégie, le texte propose de "créer des fronts d'idées et de lutte le plus large possible". Mais c'est une formule "très floue", regrette Marie-Pierre Vieu, vice-présidente de la région Midi-Pyrénées, qui s'est abstenue, jugeant le texte "insuffisant". Pour sa part, Pierre Zarka, l'un des chefs de file du courant refondateur (proche des antilibéraux, favorable à une rupture), a dénoncé un "texte d'une platitude phénoménale" qui "ne propose qu'une seule option" et ne représente "pas une base commune pour le débat". La quinzaine de membres de ce courant au Conseil national n'ont pas pris part au vote.
D'après agence
Soyez le premier à donner votre avis




![]() | ||
|