• Bayrou veut faire du MoDem une «force de résistance»  

    Rodolphe Geisler
    05/09/2008 | Mise à jour : 20:51 |
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    L'ancien candidat à l'Élysée souhaite profiter de la crise du PS pour s'imposer.

    De notre envoyé spécial à Agay (Var)

    FRANÇOIS BAYROU boit du petit-lait. Moins d'une semaine après l'université d'été du PS à La Rochelle, où les socialistes se sont quittés plus désunis que jamais, voilà que l'un des leurs, Vincent Peillon, a lancé vendredi, dans un entretien au journal Libération, l'idée d'un « contrat de gouvernement avec Bayrou ».

    Une idée qui conforte l'ambition du président du MoDem d'incarner « l'alternance », dont la première université d'été se tient ce week-end à Agay dans le Var. « Ça montre que certaines choses commencent à bouger dans notre pays », se félicite l'ancien troisième homme de la présidentielle, qui voit dans cette proposition la « preuve » que « nous sommes aujourd'hui une force politique » avec laquelle il faudra compter.

    Mais pour l'heure, il laisse le PS à ses contradictions et à son problème de leadership. Comme le dit encore Bernard Lehideux, député européen, « la question d'un contrat de gouvernement avec eux n'est pas d'actualité. Le PS doit d'abord régler la question de sa propre ligne politique. Peut-on en effet être social-démocrate et en même temps allié à Besancenot ? La réponse est non. » Marielle de Sarnez est moins tranchante : « Je salue tous les esprits libres qui s'expriment. Mais avant d'aller plus loin, il faudra d'abord que le PS fasse son petit travail », glisse-t-elle.

    « Non, ça ne va pas »

    François Bayrou, lui, continue le sien. Devant un bon millier de sympathisants, il a appelé ses troupes à faire du MoDem, une « force de résistance ». « La politique française étant ce qu'elle est, la situation du Parti socialiste étant ce qu'elle est, il faut que nous, qui sommes des républicains et des femmes et des hommes du centre, soyons une force de résistance et de repères », a-t-il lancé, en bras de chemise, à la tribune. Après être notamment revenu sur l'affaire de « la pelouse de M. Clavier », il a encore assuré vouloir faire de son parti, « la force politique qui doit savoir dire aux Français que la France est un peuple de citoyens, pas de sujets ». Dans son esprit, « être capable de dire, au nom des Français : non, ça ne va pas ».

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