Par LEXPRESS.fr, mis à jour le 03/09/2008 à 18:25 - publié le 03/09/2008
Deux courtiers sont accusés d'avoir détourné plus d'un milliard de dollars alors qu'ils travaillaient pour Crédit Suisse. Si les accusations sont avérées, les deux employés de la bourse de New York devront rembourser les clients floués et payer une amende pour leurs malversations.
L'autorité américaine de régulation des marchés boursiers (SEC) a annoncé mercredi 3 septembre avoir engagé des poursuites contre deux courtiers de Wall Street qu'elle accuse d'avoir escroqué des clients pour plus d'un milliard de dollars alors qu'ils travaillaient pour Credit Suisse.
"La SEC accuse aujourd'hui deux courtiers de Wall Street d'avoir escroqué leurs clients en achetant sans autorisation pour plus de 1 milliard de dollars de [titres] liés aux crédits immobiliers à risque", indique un communiqué de cette autorité.
Investissement sans risque?
La Securities and Exchange Commission (SEC) ajoute qu'elle reproche à ces deux courtiers, Julian Tzolov et Eric Butler, "d'avoir floué leurs clients en leur faisant croire" par courrier électronique que ces titres étaient un investissement "liquide et sans risque" alors qu'ils étaient employés par Credit Suisse Securities (USA) LLC à New York.
Selon la SEC, les titres en question étaient en réalité des obligations à taux variables fixés par enchères (Auction Rate Securities - ARS - en anglais).
En conséquence, écrit la SEC, les clients lésés se sont retrouvés avec plus de 800 millions de dollars de titres invendables après que le marché pour ce type de titre se fut retrouvé paralysé, à compter d'août 2007, par le déclenchement de la crise des crédits hypothécaires à risques.
La SEC ajoute que ces investissements ont "perdu beaucoup de leur valeur" depuis lors. Elle souligne qu'elle va chercher à obtenir le remboursement des sommes extorquées aux clients abusés et l'imposition d'une amende.
Le candidat malheureux à la tête du PS s'est malencontreusement garé sur une place interdite...(...)
Commentaires (3)
babel - 05/09/2008 16:58:24
J'avoue que de voir cet article ou ils se mettent à 2 pour escroquer 1 milliard de dollar (disons 700 millions d'euros) au dessus de la photo et l'article de l'affaire de la Soc Gen qu'on attribue à Kerviel ça fait assez pet de ouche. Bien sur que ce n'est pas moins grave mais ça m'a fait sourire.
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T. Fronte - 04/09/2008 10:04:21
La violation des règles professionnelles pour élargir le domaine de la spéculation sévit partout. Par exemple, les forfaits aux règles et contrôles de sûreté (FARCS) sont au nucléaire ce que le dopage est au sport . Dans la finance comme ailleurs, les règles sont flouées pour fausser les performances ; dans le nucléaire le danger dépasse les 5 milliards d’euros envolés à la SG ou le milliard de dollars escroqué à Wall Street! Malgré cela les FARCS survivent aux contrôles, plus que dans la finance; quand le ministre J-L Borloo demande des examens , il vise la nappe phréatique, domaine très en aval des incidents et des causes de dysfonctionnements ; or c’est en amont que les FARCS bénéficient de la complaisance du Président de la République, ministres, élus, responsables de la sûreté, magistrats, journalistes, prix Nobel, académiciens… Le comble c’est quand l’Autorité de sûreté nucléaire enquête et confirme la gravité de violations persistantes et concertées ; des sanctions exemplaires et dissuasives ont été infligées et validés par quatre arrêts de la Chambre criminelle de la Cour de cassation. Les sanctions ont frappé une seule et unique personne, moi ; je suis celui qui a refusé d’adhérer aux violations et les a rapportées, par obligation professionnelle... A la suite de quoi, le ministre J-L Borloo se tait sur l’enquête de l’Autorité de sûreté ; les médias ignorent quatre arrêts de la Chambre Criminelle de la Cour de Cassation ; Mme A. Lauvergeon (AREVA) se cache derrière une filiale; le chef de la filiale , Mr. L. Oursel (AREVA NP) , par avocat interposé veut plus de sanctions contre moi: dédommagements, confirmation des motifs de licenciement et expulsion de mon poste d’ingénieur; cette politique du personnel – illégale ! – a été primée par Mme L. Parisot (MEDEF), qui a choisi le DRH d’AREVA, Mr P. Vivien, pour tourner la page de la fédération UIMM et de sa caisse noire… C’est pas mieux qu’à la Société Genérale ou à Wall Street. T. Fronte
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waco - 03/09/2008 21:28:51
La finance est un casino et les financiers des joueurs de pokers donc des escrocs qui jouent avec nos économies...parlez en donc aux millions d`americains ruinés par les pratiques douteuses des banquiers-gangsters...les deux traders en question ne sont que des lampistes...les vrais coupables sont les administrateurs des banques.
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