
Le candidat démocrate à la Maison-blanche anticipe une nouvelle détérioration de la conjoncture aux États-Unis. Barack Obama propose donc un second plan de relance, jugeant que celui mis en œuvre au printemps n'a pas suffi. Il vient de relever le montant de ce nouveau paquet de 75 à 115 milliards de dollars. Le plan comprend des rabais d'impôts aux classes moyennes et des versements directs d'aides aux personnes âgées et aux chômeurs, ainsi que des aides aux collectivités locales pour la reconstruction de leurs infrastructures notamment routières.
L'indépendance énergétique des États-Unis est une priorité du sénateur de l'Illinois. Pour s'en approcher, il propose de dépenser 150 milliards de dollars sur une période de dix ans pour stimuler la recherche et le développement d'énergies propres et renouvelables.
Son objectif : que 10 % de l'électricité consommée aux États-Unis proviennent de sources propres et durables, dès la fin de son premier mandat, en 2013.
Fidèle à la tradition interventionniste du Parti démocrate, Obama ose parler d'un prêt de 4 milliards de dollars que l'Oncle Sam ferait aux constructeurs automobiles pour que ces derniers redéploient leurs usines en vue de produire des véhicules économiques. Pour aider à financer ce type de mesures, il reprend à son compte l'idée populiste d'une surtaxe des profits des compagnies pétrolières.
En matière de santé, le candidat démocrate promet une couverture d'assurance aux 46 millions d'Américains qui n'en ont pas aujourd'hui. Coût estimé de cette promesse centrale : 50 à 65 milliards de dollars par an. Des hausses d'impôts fédéraux frappant les contribuables les plus riches sont censées financer cette réforme. Elles prendraient la forme du rétablissement des tranches supérieures d'impôts sur le revenu de 39,6 % et 36 % éliminées par le président Bush.
En réponse à la colère des syndicats, Barack Obama promet de renégocier avec le Mexique et le Canada des amendements à l'Accord de libre-échange nord-américain. Il souhaite aussi supprimer des avantages fiscaux aux entreprises qui délocalisent leur production.
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