Devant le TPIY, Radovan Karadzic refuse de se prononcer sur sa culpabilité

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Alors qu'il était appelé à se prononcer, vendredi 29 août, sur sa volonté de plaider coupable ou non coupable des crimes commis en Bosnie entre 1992 et 1995, Radovan Karadzic a refusé de choisir, lors de sa deuxième audience devant le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY) à La Haye. L'ancien chef politique des Serbes de Bosnie doit répondre des accusations de crimes de guerre, crimes contre l'humanité et génocide pour son rôle dans la guerre de Bosnie qui a fait cent mille morts et deux millions et demi de déplacés.

"Conformément à ce que j'ai dit auparavant, je refuse de me prononcer", a-t-il déclaré alors que le juge britannique Iain Bonomy lui déclinait les onze chefs d'accusation retenus contre lui. "Dans ce cas, conformément à la procédure, je plaide non coupable en votre nom", a déclaré le juge. Lors de sa comparution initiale, le 31 juillet, l'inculpé avait choisi d'utiliser le délai légal de réflexion de trente jours auquel il avait droit. S'il avait plaidé coupable, il aurait échappé à un procès et les juges n'auraient eu qu'à décider de sa peine.

PAS D'AVOCAT

L'accusé a comparu seul devant le juge et a par ailleurs confirmé qu'il avait "renoncé" à son droit d'être représenté par un avocat. "Je veux me défendre seul", a-t-il réaffirmé. "Je n'ai pas encore composé mon équipe d'associés et d'aides" juridiques, a précisé M. Karadzic, tout en expliquant qu'il ne voulait pas plaider car il attendait une nouvelle version de son acte d'accusation annoncée par le procureur du TPIY, le Belge Serge Brammertz. L'acte d'accusation initial date de 2000.

Radovan Karadzic, 63 ans, était jusqu'à son arrestation, le 21 juillet, l'un des deux fugitifs les plus recherchés d'Europe, avec le chef militaire des Serbes de Bosnie, le général Ratko Mladic, toujours en fuite. Il est considéré comme le cerveau du "nettoyage ethnique" lancé, avec l'appui de Belgrade selon le procureur du TPIY, contre les Musulmans et Croates durant la guerre de Bosnie.

Outre le massacre de huit mille hommes et garçons musulmans à Srebrenica en 1995, il devra également répondre du long siège meurtrier de Sarajevo et de la détention de milliers de civils dans des camps, notamment dans la région de Prijedor.

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Radovan Karadzic, à La Haye, le 29 août 2008.
AP/VALERIE KUYPERS
Radovan Karadzic, lors de sa seconde audience devant le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie, à La Haye, le 29 août.
Vos réactions
BERTRAND :
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A Francois J.: C'est au moins du 42ème degré... Du moins j'espère!!