The Tower of Druaga: the Aegis of Uruk

27 août 2008  |  Par Zak  |  Publié dans Critiques  |  2 commentaires  |  lu 1 878 fois

Quand l’équipe de Full Metal Panic! se reforme pour une nouvelle série animée chez Gonzo, cela passe difficilement inaperçu. Le réalisateur Kôichi Chigira et le scénariste Shoji Gatoh délaissent les méchas et s’attaquent ici à l’heroic fantasy, directement inspiré de l’univers du jeu vidéo La Tour de Druaga de Namco (datant de 1984 quand même). Licence oblige, l’animé fait parti d’un projet plus vaste comprenant la sortie d’un nouveau RPG, The Recovery of Babylim, premier titre de la nouvelle filiale du studio dédié aux jeux vidéo, Gonzo Rosso. Qui plus est, The Tower of Druaga bénéficia en avril dernier, avec Blassreiter, d’une diffusion sur le Net (Youtube entre autres) en plus de celle à la télévision japonaise. Un test à l’échelle mondiale dans le but d’innover les médias de diffusion. Et la série en elle-même dans tout cela ?

Il y a 80 ans, le roi Gilgamesh détruisit la tour d’un puissant seigneur des ténèbres du nom de Druaga. Aujourd’hui la tour refait son apparition et les forces du mal s’apprêtent à envahir le royaume d’Uruk. Jil, un jeune et intrépide aventurier, décide d’intégrer le groupe de son frère Neeba pour aller défaire Druaga. Seulement voilà, dès les premiers monstres rencontrés, Jil commet une erreur qui aurait pu coûter la vie de ses compagnons. Il est alors renvoyé du groupe. Pas désespéré pour autant, Jil part à la recherche de nouveaux partenaires pour continuer sa quête et ainsi devenir le héros qui sauvera le pays… Après nous avoir pris à contre-pied avec un premier épisode parodique absolument délirant et multiréférentiel, The Tower of Druaga reprend une trame classique dès le second épisode avec tous les clichés qui vont avec. Ainsi, notre héros doit composer son équipe dont les membres possèdent tous une classe différente (guerrier, prêtre, mage…) pour ensuite prendre la direction du donjon. Bref, on se croirait en plein jeu de rôles, avec le respect des règles à la D&D (durée d’incantation pour les sorts, etc.) et les passages imposés par le genre comme le combat de fin de niveau contre un dragon ou la traversée d’un couloir rempli de pièges. Rien de bien original, d’autant que l’ambiance détendue du départ s’estompe de plus en plus au fil des 12 épisodes pour devenir sérieuse et dramatique. Une construction scénaristique qui rappelle exactement celle de Full Metal Panic!. Sauf que la sauce prend nettement moins ici, la faute à une caractérisation approximative et pas assez poussée de nos héros. Ainsi, Jil est juste un jeune guerrier motivé par un grand sens de la justice. Un héros ultra positif et donc totalement inintéressant. Faible au départ (de niveau 1 dans le jargon RPG), il va à la force de l’épée devenir plus fort. Un peu trop puisque la transition est bien trop brusque pour être crédible.

On est bien loin du charismatique Sôsuke Sagara (héros de FMP!). Malheureusement, le reste du groupe n’est guère mieux loti. La prêtresse Kaya joue le rôle de l’éventuelle petite amie du héros tout en cachant un lourd secret. Le mage Melt et son insupportable assistance Coopa font offices de boulets soit disant marrants. Tandis que la guerrière Ahmey est tellement transparente que tout le monde l’a oubliée à la fin. Il faudra alors se tourner vers le groupe de Neeba, le frère de Jil. Archer d’exception mais surtout manipulateur sournois, il n’hésite pas à tromper ses propres compagnons pour un but personnel. On n’en saura pas plus concernant ses réelles motivations puisque la série se termine sur un cliffhanger appelant à une suite. Cette dernière devrait débarquer l’année prochaine sous le titre de The Tower of Druaga: the Sword of Uruk. En termes de réalisation, c’est du pur Gonzo avec des CGI un peu trop voyants (le boss de fin au design somptueux mais mal animé) mais une animation soignée. Les différents niveaux du donjon sont variés, mention spéciale à celui dans la neige et le froid avec notamment un superbe affrontement entre Neeba, Pazuz et Jil contre une paroi de glace. Le staff technique est compétent comme Shukou Murase, réalisateur de Ergo Proxy et Witch Hunter Robin, ici au storyboard et Hitoshi Sakimoto à la musique. Même si ce dernier a du mal à retrouver la même inspiration que pour les jeux vidéos auxquels il a participé (Final Fantasy XII en tête). Au passage, on appréciera les petites références au jeu originel, notamment lorsque nos héros tombent sur un piège qui les transporte dans un vieux jeu 2D tout pixélisé. Les nostalgiques apprécieront.

On peut, au final, logiquement parler de déception compte tenu des antécédents des deux auteurs (Last Exile est loin, très loin pour Chigira) mais The Tower of Druaga reste un titre disposant d’un certain capital sympathique pour tout rôliste en herbes. Trop classique dans sa forme, mais assez ambitieux pour sortir du carcan des séries à licences RPG vendeuses (les OAV Tales of Phantasia et Tales of Symphonia pour prendre des exemples récents), The Tower of Druaga peut très bien s’apprécier entre deux titres plus majeurs. Gageons que ce premier acte n’était qu’une mise en bouche avant une seconde partie qui relèvera le niveau.

Commentaires

  1. Gin dit :

    5 octobre 2008 à 06:00 (#)

    Je ne vais pas refaire une critique mais j’avais commencé un a priori négatif suite à l’avis d’un ami qui avait trouvé que les deux derniers tiers de la série gâché l’excellent début de la série.

    Et bien moi j’ai adoré même si c’est vrai qu’il y a du classique vers le milieu mais c’est du classique bien fait.

    J’attends la suite avec impatience.

  2. lucius dit :

    3 novembre 2008 à 11:26 (#)

    il est bien facile de critiqué

    moi j adore et j horreur de full metal machin chose

    alors les gout et les couleurs

    =)

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