• Le business des clones d'animaux domestiques est lancé

    C.J. (lefigaro.fr) avec AFP, The Guardian et The Independent
    06/08/2008 | Mise à jour : 16:50 |
    .
    Bernann McKinney montre des photos de son adoré«Booger».
    Bernann McKinney montre des photos de son adoré«Booger». Crédits photo : AFP

    Pour la première fois, une société sud-coréenne a vendu à une Américaine cinq «copies» vivantes de son regretté pitbull. Une procédure très coûteuse.

    Le rêve des propriétaires d'animaux domestiques de pouvoir ressusciter leurs fidèles compagnons à quatre pattes est désormais une réalité. Une société sud-coréenne, RNL Bio, vient de vendre à une Californienne cinq clones de son regretté pitbull. Les cinq chiots, prénommés Booger Bernann, Booger Ra, Booger Lee, Booger Hong et Booger Park, en hommage à leur clone «Booger» sont nés le 28 juillet de deux mères porteuses, ultime étape d'une aventure qui a commencé en 2006.

    Lorsqu'elle apprend que son pitbull est atteint d'un cancer, Bernann McKinney, une scénariste hollywoodienne, fait prélever avant la mort de son animal en avril 2006 des cellules de sa peau. Le marché du clonage des animaux domestiques est alors balbutiant. Bernann McKinney s'adresse d'abord à une compagnie américaine, qui a déjà vendu quelques clones de chats. Cependant faute de réussir à cloner des chiens, la société finit par déposer le bilan. La quinquagénaire se tourne alors vers le professeur coréen Lee Byeong-chun qui dirige RNL Bio. La firme travaille en coopération avec l'Université nationale de Séoul (SNU) qui s'est distinguée en août 2005 en clonant pour la première fois de l'histoire de l'humanité un chien, un lévrier afghan baptisé «Snuppy».

    Des chameaux clonés pour de riches clients du Moyen Orient ?


    Crédits photo : AFP

    Lee Byeong-chun ramène les cellules congelées de Booger à Séoul en mars 2008, les cultive mais la phase active de clonage ne commence qu'en mai : 78 embryons sont implantés dans cinq chiennes, cinq embryons arriveront à terme. La prouesse a un prix conséquent : 150.000 dollars. Un tarif que RNL Bio a ramené à 50.000 dollars lorsque Bernann McKinney s'est engagée à promouvoir mondialement l'expérience. L'américaine a toutefois dû vendre sa maison pour s'offrir ses chiots. Ce succès ouvre pour RNL Bio un marché gigantesque : celui du clonage des animaux domestiques. «Avec Booger, RNL Bio débute avec succès son service mondial de clonage», s'est félicitée la société qui se dit ouverte aux réservations.

    RNL Bio espère cloner, d'ici 2009, 100 chiens domestiques. Un objectif téméraire qui devrait lui permettre de baisser les prix de sa prestation. La priorité de RNL Bio reste toutefois la production de «chiens de service» pour le gouvernement et les hôpitaux. L'entreprise a déjà livré, depuis 2006, 20 animaux aux autorités sud-coréennes, notamment sept clones du meilleur chien renifleur de drogue du pays, «Toppie». Coté développement, la société caresse de grandes ambitions pour le futur : elle rêve prochainement de réussir à cloner des chameaux pour conquérir le Moyen-Orient.

    Le battage médiatique organisé par RNL Bio qui s'est empressée de revendiquer «le premier clonage réussi d'un chien à visée commerciale», n'a pas été sans polémique. Une entreprise concurrente BioArts international affirme avoir cloné avant RNL Bio des chiens et a accusé les Coréens d'utiliser sans autorisation des technologies développées par les chercheurs écossais pour créer Dolly, la première brebis clonée. Indifférente à cette querelle et à l'indignation des associations de protection des animaux, Bernann McKinney s'est dit, quant à elle ravie de pouvoir serrer à nouveau dans ses bras son «Booger», et prévoit dresser certains des jeunes clones pitbulls pour des personnes handicapées ou des personnes âgées.

    .
    .
  • Liens sponsorisés

    .
  • En savoir plus

  • À la une

  • Une astronaute perd
    sa boite à outil dans l'espace

    Une astronaute perd<br/>sa boite à outil dans l'espace<br/>

    VIDÉO- L'astronaute venait juste de commencer à travailler lorsqu'elle a malencontreusement lâché sa trousse... Une maladresse qui perturbe le calendrier de travail de l'équipage de la navette spatiale américaine Endeavour.

    .
  • Bientôt des biopuces
    pour détecter les maladies

    Le principe de la magnétorésistance géante découvert par Albert Fert, Prix Nobel de physique 2007, pourrait permettre la fabrication de puces capables de détecter plusieurs maladies à l'aide d'une simple goutte de sang ou d'urine.

    .
    .
  • .

    Les premières photos d'exoplanètes

    Deux équipes ont réussi à immortaliser en images des planètes extra-solaires, jusqu’alors détectées par des moyens indirects.

    .
    .
  • Radiographie des pollutions
    dans une ville de l'Essonne

    La proximité de nombreuses infrastructures génère à Champlan une pollution record.

    .
    .
  • La firme islandaise DeCode au bord
    de la faillite

    L'entreprise, qui s'était assuré en 1998 l'exploitation exclusive du patrimoine génétique de la population de l'île, est victime de la crise financière.

    .
    .
  • .

    Pourquoi les avions de chasse font-ils «bang»?

    HISTOIRES DE SAVOIR - Jean-Luc Nothias explique la raison du bruit que l'on entend au passage d'un avion volant au-dessus du mur du son.

    .
    .
  • Pas de radioactivité
    dans les eaux souterraines

    Le Haut Comité pour la transparence et l'information sur la sécurité nucléaire se montre rassurant.
    » DOCUMENT - Le rapport du HCTISN (pdf)

    .
    .
  • Lutter contre le réchauffement
    peut accroître la pollution

    Bénéfiques pour le climat, le recours aux moteurs Diesel ou au chauffage au bois dégradent, dans le même temps, la qualité de l'air.

    .
    .
  • .

    La science requiert Imagination et intuition

    Un colloque réunit pour deux jours d'éminents chercheurs français et allemands sous l'égide de l'Académie des sciences pour démonter les mécanismes de la découverte scientifique.

    .
    .
  • Le génome d'une forme de leucémie
    a été décodé

    La leucémie aiguë myéloïde (LAM) pourrait être provoquée par la mutation de dix gènes.
    » DOCUMENT - L'intégralité de l'étude (en anglais)

    .
    .
.
.