La moitié des primates en voie d’extinction
05/08/2008 | Mise à jour : 20:27 |
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Du gorille géant des montagnes d'Afrique centrale au petit lémurien de Madagascar, l'activité humaine menace 48% des 634 espèces de primates.
Le rhinopithèque du Tonkin est une espèce installée au Vietnam, au sein de la région du monde où les primates sont le plus menacés. "Ce qui se passe en Asie du Sud-Est est terrifiant", souligne Jean-Christophe Vié, de l'UICN, l'Union internationale pour la protection de la nature (UICN), qui dresse la liste rouge des espèces menacées. Sur cette liste, plus de 70% des espèces de primates asiatiques sont citées. Au Vietnam et au Cambodge, la proportion monte à environ 90% des espèces de primates, dont les gibbons, semnopithèques ou langurs. Tilo Nadler/DR
Le douc à pattes grises (Pygathrix cinerea), tout comme le rhinopithèque du Tonkin, vit au Vietnam. Il y est lui aussi grandement menacé par la destruction de son habitat due aux incendies et au défrichement des forêts tropicales, ainsi que par la chasse des primates pour l'alimentation et le commerce illégal. John Martin/DR
Le colobe roux vit à Zanzibar où il est gravement menacé. Son habitat naturel est empiété par les humains pour leurs besoins en terre cultivable et en bois. Parmi les espèces africaines, ce sont les grands singes, comme les gorilles ou les bonobos, qui ont généralement retenu l'attention des médias et du public. Or si ces espèces "sont très menacées", "ce sont les plus petits primates comme les colobes qui pourraient disparaître en premier", affirme Richard Wrangham, président de la Société internationale de primatologie. Sterling Zumbrunn/DR
Le Rungwecebus kipunji, connu depuis 2005 seulement, ici en Tanzanie, est l'une des deux nouvelles espèces de singe découvertes en Afrique depuis 2000. Ces petits singes vivent en altitude dans la forêt de Rungwe-Livingstone et dans la Réserve de Ndundulu. L'étude de l'UICN rappelle que les primates, par la dispersion des graines et autres interactions avec l'environnement contribuent "au maintien de la vie de nombreuses espèces végétales et animales". Tilo Nadler/DR
Le tamarin-lion doré, vit dans l'Est du Brésil, ici au cœur de la forêt atlantique, sur une aire totale à peine supérieure à 100 km². La déforestation est la première source de menace pour les singes. "Si vous avez des forêts, vous pouvez sauver des primates," a constaté Anthony Rylands de l'UICN. Note positive : le tamarin-lion doré et son cousin le tamarin-lion noir sont passés de la catégorie "en danger critique d'extinction" à "en danger", grâce à des aires protégées installées au cœur de la forêt.
Russel A. Mittermeir/DR
Le cercopithèque de l'Hoest, ici au Nyungwe National Park (Rwanda), est une espèce rare protégée par la Convention de Washington, qui a pour but de veiller à ce que le commerce international des spécimens d'animaux ne menace pas la survie des espèces auxquelles ils appartiennent. On trouve ce singe en Afrique, plus particulièrement au Cameroun, en Guinée équatoriale et au Nigéria. Haroldo Castro/DR
Le Varecia variegata vit dans les forêts tropicales humides de la côte Est de Madagascar. Il est très sensible aux perturbations. Une grande partie de leur régime alimentaire dépend de la présence de gros arbres fruitiers. Dans les régions où le bûcheronnage est répandu, il devient particulièrement vulnérable. Sterling Zumbrunn/DR
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