L’inondation semestrielle des haors ne permet qu’une seule récolte de riz par an. A la saison humide, les paysans du village de Dilhil Akra sont contraints de pêcher pour survivre.
A la saison humide, les habitants des haors se réfugient sur leurs îles de terre protégées par un treillis de bambous. Certains s’organisent en coopérative pour louer un bateau de pêche et des filets.
Les motoculteurs remplacent peu à peu les charrettes à bœufs pour transporter les bottes de riz. Après le début de la mousson, ils sont démontés et disparaissent complètement du paysage pour faire place ...
... aux pirogues.
Au moment de l’unique récolte annuelle, tous les bras des habitants valides d’Abdullapur sont réquisitionnés. Ceux des femmes et des enfants compris. Mais ils ne suffisent pas.
Aussi, de nombreux ouvriers agricoles, venus de villages parfois lointains et spécialisés dans le fauchage à la serpe des épis, s’établissent-ils dans des cabanes réparties autour du village, le temps de la moisson.
A la différence du riz réservé au négoce, celui destiné à la consommation des propriétaires terriens et de leur famille est précuit juste après avoir été battu. Cette opération, qui dégage une agréable odeur de caramel, permet de conserver le précieux aliment plus longtemps.
Durant la saison humide, 175 personnes s’agglutinent dans les 30 maisons du village hindou de Chodout. Quand le confinement devient insupportable, les moins démunis louent un bateau pour aller se dégourdir les jambes sur une île plus grande ou aux marges du haor.
Les 50 habitants de Shavaspur se sont lourdement endettés pour acheter le terrain et la terre nécessaires à la construction de leur île. L’augmentation du prix du riz est une catastrophe pour eux.
Quand le village est encerclé par l’eau, les propriétaires terriens viennent volontiers bavarder dans les maisons de thé du marché d’Abdullapur. Les intrigues politiques et les alliances familiales y sont l’objet de longs débats.
.
.