• En mathématiques, les filles font jeu égal avec les garçons

    Marc Mennessier
    28/07/2008 | Mise à jour : 10:45 |
    .
    Une petite fille étudie les décimales du nombre pi. Entre 7 et 17 ans, les différences entre les sexes sont mineures.
    Une petite fille étudie les décimales du nombre pi. Entre 7 et 17 ans, les différences entre les sexes sont mineures. Crédits photo : Ronald FROMMANN/LAIF-REA

    Une étude américaine révèle que, contrairement à une idée reçue, l'aptitude dans cette matière ne dépend pas du sexe.

    Très répandue, même chez les professeurs et les parents d'élèves, l'idée selon laquelle les filles auraient moins la «bosse des maths» que les garçons ne repose sur aucune base scientifique sérieuse. Ce préjugé, particulièrement marqué aux États-Unis, ne saurait en tout cas expliquer, et encore moins justifier, la sous-représentation féminine qui prévaut encore dans les écoles d'ingénieurs ou les cursus universitaires de sciences physiques.

    Dans un article publié en fin de semaine dernière dans la revue américaine Science, Janet Hyde, psychologue à l'Université du Wisconsin, et ses collègues ont analysé les résultats obtenus par 7 millions d'élèves de dix États américains (Californie, Connecticut, Indiana, Kentucky, Minnesota, Missouri, New Jersey, Nouveau-Mexique, Virginie occidentale et Wyoming) lors des «évaluations standards» organisées chaque année dans l'ensemble des États-Unis depuis la promulgation de la loi No child left behind (ne laisser aucun enfant à la traîne), en 2001.

    Leur verdict est sans appel : en mathématiques, les différences entre les sexes sont mineures pour les élèves, au collège et au lycée de 7 à 17 ans et ce, quelle que soit leur origine ethnique (Blancs, Asiatiques, Hawaïens…).

    Peu de thèsardes en ingénierie

    «Dans les décennies antérieures, au lycée, les filles suivaient moins de cours approfondis en maths et en sciences que les garçons», notent les auteurs de l'étude, pour qui cette différence constitue «la principale explication» aux moins bons résultats obtenus par les filles. Mais la situation a changé entre-temps. Depuis 2000, les jeunes Américaines prennent en effet autant de cours de maths que les garçons tout en restant moins assidues en sciences physiques. Résultat : si les filles font, aujourd'hui, quasiment jeu égal en mathématiques avec leurs homologues masculins, elles restent à la traîne en physique. C'est donc bien la formation et non une quelconque prédisposition qui explique l'apparente suprématie masculine qui a longtemps prévalu.

    Cependant les effectifs féminins dans les filières universitaires centrées sur les mathématiques restent faibles aux États-Unis puisque seulement 15 % des étudiants en thèse d'ingénierie sont des femmes. «Une anomalie qui, selon les auteurs, n'est pas liée aux performances scolaires.» Autre enseignement de cette étude : pour une raison inexpliquée, les garçons tendent à avoir des résultats nettement plus variables en mathématiques que les filles.

    .
    .
  • Liens sponsorisés

    .
  • En savoir plus

  • À la une

  • Une astronaute perd
    sa boite à outil dans l'espace

    Une astronaute perd<br/>sa boite à outil dans l'espace<br/>

    VIDÉO- L'astronaute venait juste de commencer à travailler lorsqu'elle a malencontreusement lâché sa trousse... Une maladresse qui perturbe le calendrier de travail de l'équipage de la navette spatiale américaine Endeavour.

    .
  • Bientôt des biopuces
    pour détecter les maladies

    Le principe de la magnétorésistance géante découvert par Albert Fert, Prix Nobel de physique 2007, pourrait permettre la fabrication de puces capables de détecter plusieurs maladies à l'aide d'une simple goutte de sang ou d'urine.

    .
    .
  • .

    Les premières photos d'exoplanètes

    Deux équipes ont réussi à immortaliser en images des planètes extra-solaires, jusqu’alors détectées par des moyens indirects.

    .
    .
  • Radiographie des pollutions
    dans une ville de l'Essonne

    La proximité de nombreuses infrastructures génère à Champlan une pollution record.

    .
    .
  • La firme islandaise DeCode au bord
    de la faillite

    L'entreprise, qui s'était assuré en 1998 l'exploitation exclusive du patrimoine génétique de la population de l'île, est victime de la crise financière.

    .
    .
  • .

    Pourquoi les avions de chasse font-ils «bang»?

    HISTOIRES DE SAVOIR - Jean-Luc Nothias explique la raison du bruit que l'on entend au passage d'un avion volant au-dessus du mur du son.

    .
    .
  • Pas de radioactivité
    dans les eaux souterraines

    Le Haut Comité pour la transparence et l'information sur la sécurité nucléaire se montre rassurant.
    » DOCUMENT - Le rapport du HCTISN (pdf)

    .
    .
  • Lutter contre le réchauffement
    peut accroître la pollution

    Bénéfiques pour le climat, le recours aux moteurs Diesel ou au chauffage au bois dégradent, dans le même temps, la qualité de l'air.

    .
    .
  • .

    La science requiert Imagination et intuition

    Un colloque réunit pour deux jours d'éminents chercheurs français et allemands sous l'égide de l'Académie des sciences pour démonter les mécanismes de la découverte scientifique.

    .
    .
  • Le génome d'une forme de leucémie
    a été décodé

    La leucémie aiguë myéloïde (LAM) pourrait être provoquée par la mutation de dix gènes.
    » DOCUMENT - L'intégralité de l'étude (en anglais)

    .
    .
.
.