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Stephane Requena bonjour, pouvez-vous d'abord présenter GENCI, ainsi que vous et vos fonctions au sein de cet organisme ?
Stephane Requena : Commençons par présenter GENCI (Grand Equipement National de Calcul Intensif), qui fut créé l'an dernier en 2007. C'est une société civile qui est détenue à 50% par le Ministère de la Recherche, 20 % par le CEA, 20 % par le CNRS et 10 % pour les Universités. Le budget annuel est de 25 millions d'euros, ce qui représente tout de même deux fois plus que le budget précédent. On avait accumulé un certain retard en France, et donc la création de GENCI vise à structurer et coordonner les efforts à faire dans le secteur.
GENCI a un rôle de Maîtrise d’Ouvrage au niveau national, en travaillant avec les grands organismes nationaux que sont l'IDRIS (centre national de calcul du CNRS), le centre de calcul universitaire CINES (Centre informatique national de l'enseignement supérieur), et le CCRT (Centre de calcul recherche et technologie pour le CEA). Le supercalculateur CPU/GPU que nous prévoyons est d'ailleurs destiné au CCRT. On coordonne, on finance, et on déploie des machines de calcul en collaboration avec nos associés.
On a aussi pour mission de promouvoir la création d’un espace européen de calcul, et on participe à ce titre au projet PRACE en tant que représentant français au niveau de l'Europe. Le projet PRACE prévoit l'installation de machine pétaflopiques en Europe à l’horizon 2010 en coordonnant les moyens européens dans le secteur. La France est l'un des partenaires qui se sont déclarés intéressés pour recevoir d'ici deux ans un calculateur européen pétaflopique.
GENCI a encore pour objectif d'encourager l'utilisation du calcul intensif, ainsi que l'optimisation des moyens de calculs disponibles, c'est d'ailleurs ce que nous faisons avec les GPU. Dernière mission, on doit aussi ouvrir nos équipements aux communautés scientifiques, académiques ou industrielles, nationale ou internationale. On participe à l’attribution sur dossier des heures de calculs aux scientifiques demandeurs qui nous ont soumis leur projet. On fournira par exemple beaucoup d’heures de calcul intensif à des projets comme ITER en physique des plasmas ou aux équipes françaises du GIEC pour l’étude de l’évolution du climat.

Je suis personnellement responsable opérationnel au sein de GENCI, et je suis de formation ingénieur en calculs hautes performances. Je m'occupe notamment des appels d'offres et du suivi des trois grands centres avec lesquels nous travaillons.
Stephane Requena : Commençons par présenter GENCI (Grand Equipement National de Calcul Intensif), qui fut créé l'an dernier en 2007. C'est une société civile qui est détenue à 50% par le Ministère de la Recherche, 20 % par le CEA, 20 % par le CNRS et 10 % pour les Universités. Le budget annuel est de 25 millions d'euros, ce qui représente tout de même deux fois plus que le budget précédent. On avait accumulé un certain retard en France, et donc la création de GENCI vise à structurer et coordonner les efforts à faire dans le secteur.
GENCI a un rôle de Maîtrise d’Ouvrage au niveau national, en travaillant avec les grands organismes nationaux que sont l'IDRIS (centre national de calcul du CNRS), le centre de calcul universitaire CINES (Centre informatique national de l'enseignement supérieur), et le CCRT (Centre de calcul recherche et technologie pour le CEA). Le supercalculateur CPU/GPU que nous prévoyons est d'ailleurs destiné au CCRT. On coordonne, on finance, et on déploie des machines de calcul en collaboration avec nos associés.On a aussi pour mission de promouvoir la création d’un espace européen de calcul, et on participe à ce titre au projet PRACE en tant que représentant français au niveau de l'Europe. Le projet PRACE prévoit l'installation de machine pétaflopiques en Europe à l’horizon 2010 en coordonnant les moyens européens dans le secteur. La France est l'un des partenaires qui se sont déclarés intéressés pour recevoir d'ici deux ans un calculateur européen pétaflopique.
GENCI a encore pour objectif d'encourager l'utilisation du calcul intensif, ainsi que l'optimisation des moyens de calculs disponibles, c'est d'ailleurs ce que nous faisons avec les GPU. Dernière mission, on doit aussi ouvrir nos équipements aux communautés scientifiques, académiques ou industrielles, nationale ou internationale. On participe à l’attribution sur dossier des heures de calculs aux scientifiques demandeurs qui nous ont soumis leur projet. On fournira par exemple beaucoup d’heures de calcul intensif à des projets comme ITER en physique des plasmas ou aux équipes françaises du GIEC pour l’étude de l’évolution du climat.

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